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Statut tns optimisation : stratégies clés pour maximiser vos revenus de dirigeant non salarié

Statut tns optimisation : stratégies clés pour maximiser vos revenus de dirigeant non salarié

Statut tns optimisation : stratégies clés pour maximiser vos revenus de dirigeant non salarié

Quand on passe en statut TNS (travailleur non salarié), on découvre vite deux choses : la liberté de se payer « à la carte »… et la complexité du système de cotisations. Entre rémunération, dividendes, protection sociale et retraite, les arbitrages sont nombreux. Et une mauvaise stratégie peut facilement vous coûter plusieurs milliers d’euros par an.

L’objectif de cet article : passer en revue, de façon pragmatique, les principaux leviers d’optimisation possibles pour un dirigeant TNS (gérant majoritaire de SARL/EURL, associé de SELARL, entrepreneur individuel, gérant d’EI à l’IS, etc.), avec une seule question en tête : comment augmenter réellement votre revenu net disponible, sans sacrifier votre protection ni mettre votre entreprise en danger ?

Rappel express : ce que change (vraiment) le statut TNS

Avant d’optimiser, il faut comprendre sur quoi on joue. Le statut TNS présente trois caractéristiques clés :

Dit autrement : le statut TNS est une base intéressante pour optimiser vos revenus… à condition de piloter activement vos cotisations et votre niveau de protection.

Premier levier : calibrer votre rémunération TNS au bon niveau

La première erreur classique : se payer « le minimum » pour payer moins de charges. Sur le papier, c’est séduisant. Dans la réalité, c’est souvent une très mauvaise idée, pour au moins trois raisons.

Un bon point de départ consiste à définir un « socle de rémunération TNS » qui coche trois cases :

À titre indicatif, en 2025, il faut environ 7 500 € de revenus annuels pour valider 4 trimestres de retraite au régime général (montant réévalué chaque année). Mais viser simplement ce seuil ne suffit pas : en-dessous d’un certain niveau, vos droits restent très faibles. En pratique, beaucoup de dirigeants TNS adoptent une approche plus ambitieuse : caler leur rémunération annuelle au moins autour du PASS (plafond annuel de la Sécurité sociale, un peu plus de 46 000 € en 2025), qui sert de base de calcul à de nombreux droits.

Approche pragmatique : commencez par calculer votre coût de vie annuelle (charges perso + marge de sécurité), puis vérifiez quel niveau de rémunération TNS permet de le couvrir, en tenant compte de votre fiscalité et éventuellement d’une part de dividendes. Ce n’est qu’ensuite qu’on parle d’optimisation.

Deuxième levier : arbitrer intelligemment entre rémunération et dividendes

Autre question récurrente chez les dirigeants TNS en société à l’IS (SARL, SELARL, EURL, EI à l’IS) : vaut-il mieux se payer en rémunération ou en dividendes ?

Les règles clés à garder en tête :

En clair, si votre société est peu capitalisée et que vos comptes courants sont faibles, une grande partie de vos dividendes tombera dans le champ des cotisations sociales. Dans ce cas, le différentiel avec une rémunération TNS devient beaucoup moins intéressant.

Exemple chiffré rapide (ordres de grandeur, hors spécificités) :

Bonne pratique : réaliser, chaque année, un arbitrage chiffré avec votre expert-comptable, en intégrant :

Troisième levier : compléter intelligemment votre protection sociale (Madelin & co.)

Un TNS qui ne fait « rien » en matière de protection sociale complémentaire prend un risque majeur. Les régimes de base assurent le minimum syndical. Résultat : vous économisez quelques milliers d’euros de cotisations… jusqu’au jour où un problème de santé, un accident ou une incapacité de travail vient percuter votre revenu.

Les contrats Madelin et dispositifs équivalents permettent de combler cette faiblesse, avec un double avantage :

Les trois briques prioritaires pour un TNS :

Exemple : un gérant TNS avec 60 000 € de revenus annuels consacre 5 000 € par an à des contrats Madelin (prévoyance + retraite). Ces 5 000 € sont déductibles de son bénéfice imposable (dans la limite des plafonds). À une TMI de 30 % + charges sociales, l’effort net réel peut tomber autour de 2 500 à 3 000 € pour 5 000 € de cotisations. La différence finance à la fois de la protection et de l’épargne longue.

Approche recommandée :

Quatrième levier : choisir le bon régime fiscal (IR ou IS) et la bonne enveloppe

Pour les TNS en entreprise individuelle ou en EURL, le choix entre IR et IS est un axe structurant d’optimisation.

À l’IR (impôt sur le revenu) :

À l’IS (impôt sur les sociétés) :

Pour un dirigeant TNS, le passage à l’IS devient souvent pertinent lorsque :

À l’inverse, rester à l’IR peut conserver du sens si :

Il n’y a pas de règle universelle, mais un simul IR vs IS sur 3 à 5 ans, avec votre expert-comptable, est souvent riche d’enseignements… et peut justifier une option ou un changement de structure.

Cinquième levier : piloter vos revenus dans le temps (lissage et anticipation)

L’un des atouts du statut TNS est la souplesse : vous pouvez moduler significativement vos revenus d’une année sur l’autre. Utilisé intelligemment, cela permet :

Exemple de stratégie de lissage :

Ce pilotage suppose :

En parallèle, pensez à utiliser les dispositifs fiscaux de lissage disponibles pour les indépendants à l’IR (ex : moyennisation des bénéfices pour certaines professions, sous conditions), même si leur champ reste limité.

Sixième levier : organiser votre patrimoine perso/pro pour limiter la pression globale

L’optimisation de vos revenus TNS ne se joue pas uniquement dans la société. Elle passe aussi par la structuration de votre patrimoine personnel :

Attention toutefois : l’optimisation doit toujours respecter deux lignes rouges :

Cas pratique : comment un gérant TNS a gagné 8 000 € net par an sans changer de chiffre d’affaires

Illustrons avec une situation réelle (cas anonymisé) d’un gérant majoritaire de SARL de services B2B, 550 000 € de chiffre d’affaires, 110 000 € de bénéfice avant rémunération du dirigeant.

Situation initiale :

Problèmes identifiés :

Stratégie mise en place :

Résultat au bout de 12 mois :

Sans toucher au chiffre d’affaires, c’est uniquement le jeu sur la structure de la rémunération, la protection sociale et la fiscalité qui a permis ce gain.

Par où commencer dès maintenant ?

Les pistes d’optimisation du statut TNS sont nombreuses, mais inutile de tout traiter en même temps. L’important est de vous mettre en mouvement avec une méthode claire.

Plan d’action en 6 étapes :

Le statut TNS n’est pas un « gadget » fiscal, c’est un cadre qui vous donne une vraie marge de manœuvre pour piloter votre revenu, votre protection et votre patrimoine. Utilisé à l’aveugle, il peut vous exposer. Utilisé avec méthode, il devient un véritable levier de performance personnelle et de robustesse pour votre entreprise.

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